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La difficulté à poser ses limites : comment un.e thérapeute en relation d’aide vous accompagne

  • Photo du rédacteur: COEUR EN MAIN relation d'aide
    COEUR EN MAIN relation d'aide
  • il y a 1 jour
  • 5 min de lecture

Dire non. Prendre sa place. S’écouter sans culpabiliser.Pour plusieurs personnes, ces gestes en apparence simples sont en réalité profondément difficiles.


La difficulté à mettre ses limites personnelles est une réalité fréquente, qui peut se manifester dans les relations amoureuses, familiales ou professionnelles. Elle est souvent liée à une peur de décevoir, un besoin de préserver le lien ou une tendance à s’oublier au profit des autres.


Avec un thérapeute en relation d’aide, particulièrement qui pratique une approche non directive créatrice, cette difficulté n’est pas abordée comme un simple comportement à corriger, mais comme une porte d’entrée vers une meilleure connaissance de soi.


Dans cet article, nous vous proposons de mieux comprendre :

  • pourquoi il est difficile de poser ses limites;

  • ce que cela entraîne dans votre vie;

  • et comment un.e thérapeute en relation d’aide peut vous accompagner concrètement dans ce processus.






Quand mettre ses limites devient difficile : reconnaître les signes


Avant même de comprendre pourquoi c’est difficile, il est essentiel de reconnaître comment cela se manifeste.


Vous pourriez vous reconnaître une difficulté à mettre vos limites, si vous vivez :

  • une difficulté à dire non;

  • une peur de décevoir;

  • une tendance à vous adapter aux autres;

  • l’impression de vous oublier dans vos relations.


Dans une démarche en thérapie de relation d’aide, ces manifestations ne sont pas vues comme des faiblesses, mais comme des indices précieux de votre fonctionnement relationnel.


Le rôle du/de la thérapeute ici est d’aider à mettre en lumière ces mécanismes, souvent automatiques, pour que vous puissiez commencer à les observer avec plus de conscience.



Les limites personnelles : bien plus qu’un simple «non»


On parle souvent de limites (boundaries), mais concrètement, de quoi s’agit-il?


Les limites personnelles représentent votre capacité à :

  • distinguer ce qui vous appartient de ce qui appartient à l’autre;

  • reconnaître ce qui est acceptable ou non pour vous;

  • vous respecter dans vos besoins, vos valeurs et votre énergie.


Les limites personnelles peuvent être de nature :

  • Émotionnelles : «Je ne veux pas parler de ce sujet quand je suis déjà stressée.»

  • Physiques : «Je préfère qu’on me demande avant de me toucher ou me prendre dans les bras.»

  • Relationnelles : «J’ai besoin qu’on respecte mon temps seul et que je ne réponde pas immédiatement aux messages.»

  • Identitaires : «Je veux que les gens respectent mes valeurs et la façon dont je me définis.»


Mais avant d’être exprimées à l’extérieur, dans la relation, les limites personnelles sont d’abord une expérience intérieure.

Avec l’aide d’un.e thérapeute en relation d’aide, on ne commence pas par «apprendre à dire non», mais par apprendre à ressentir et reconnaître ses limites personnelles.



Les limites personnelles commencent dans le corps : écouter les signaux


Très souvent, une limite n’apparaît pas d’abord sous forme de mots, mais de sensations.

Par exemple :

  • une tension dans le corps;

  • une fatigue soudaine;

  • un inconfort diffus;

  • une impression de “trop”.

Ces signaux sont essentiels… mais ils passent souvent inaperçus.


L’approche non directive créatrice invite à ralentir et à revenir à ses ressentis. Le.la thérapeute en relation d’aide vous aide à développer cette écoute intérieure, qui devient la base de toute mise en limite authentique.




Pourquoi est-ce si difficile de dire non?


Une fois ces signaux identifiés, une autre question émerge naturellement : Qu’est-ce qui nous empêche d’agir?


La difficulté à poser ses limites est souvent liée à :

  • la peur du rejet;

  • la culpabilité;

  • l’anxiété face au conflit;

  • le besoin de préserver l’image de soi.


Dire oui devient alors une stratégie pour :

  • maintenir le lien;

  • éviter la tension;

  • se sentir accepté.e.


On parle aussi de people pleasing, soit la tendance à prioriser les autres au détriment de soi.

En présence d’un.e thérapeute en relation d’aide, ces stratégies sont explorées sans jugement, pour comprendre à quoi elles ont servi. Pour ensuite apprendre à ouvrir la porte à d’autres façons d’être en relation avec les autres.



Quand les normes et l’histoire personnelle influencent nos limites


Chez plusieurs personnes, particulièrement chez les femmes, la difficulté à poser des limites en relation est aussi liée à des apprentissages sociaux.


Le good girl syndrome illustre cette tendance à :

  • vouloir être gentille et accommodante;

  • éviter de déranger;

  • minimiser ses besoins.


Avec le temps, cela peut mener à :

  • une suradaptation;

  • un effacement de soi;

  • une fatigue émotionnelle importante.


Le travail thérapeutique permet ici de revisiter ces conditionnements, de comprendre leur origine et de redonner de la légitimité à ses besoins.



Le rôle du système nerveux : quand le corps bloque l’action


Même lorsqu’on sait qu’on devrait dire non,il arrive qu’on en soit incapable. Pourquoi ?

Parce que le système nerveux peut activer des réponses automatiques :

  • figement;

  • soumission;

  • fuite.


Dans ces états, il ne s’agit pas d’un manque de volonté, mais d’une réaction physiologique.

Le.la thérapeute en relation d’aide propose de reconnaître ces états et de retrouver progressivement un sentiment de sécurité intérieure, essentiel pour pouvoir poser ses limites personnelles.


La honte et la peur du rejet : au cœur de la difficulté à mettre ses limites


Derrière plusieurs difficultés à mettre ses limites se cache une émotion centrale : la honte.


Le sentiment de honte peut se traduire par :

  • la peur d’être égoïste;

  • la peur d’être «trop»;

  • la peur de déranger;

  • la peur d’être rejeté.e.

Ces peurs prennent souvent racine dans des expériences passées.


Avec le soutien d’un.e thérapeute en relation d’aide, ces émotions peuvent être accueillies, comprises et transformées, ce qui permet peu à peu de se sentir plus légitime d’exister et de prendre sa place.


Les conséquences de l’absence de limites personnelles


Lorsqu’elles ne sont pas respectées, les limites ont un coût. On peut observer chez une personne ne posant pas ses limites personnelles :

  • une fatigue émotionnelle;

  • une surcharge mentale;

  • une confusion entre soi et les autres;

  • une baisse de la confiance en soi;

  • un ressentiment dans les relations.


Avec le temps, cela peut mener à des relations déséquilibrées ou insatisfaisantes. Cette prise de conscience est souvent un point tournant en thérapie : elle permet de voir que poser ses limites n’est pas un luxe, mais un besoin fondamental.





Apprendre à poser ses limites : un processus, pas une performance


Mettre ses limites dans ses relations de façon adéquate et sensible ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un processus progressif qui peut inclure :

  • observer ses réactions;

  • reconnaître ses automatismes;

  • prendre un temps avant de répondre;

  • accueillir la culpabilité sans s’y soumettre;

  • expérimenter de petites mises en limite, et commencer par en poser des petites dans vos relations.


Le.la thérapeute en relation d’aide accompagne ce processus avec respect, en soutenant le rythme propre de la personne, sans pression ni modèle imposé.


Vers des relations plus saines et plus authentiques


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, poser ses limites avec les autres ne nuit pas aux relations. Au contraire, cela permet :

  • une communication plus claire;

  • un respect mutuel accru;

  • des relations plus équilibrées;

  • un sentiment d’authenticité.


Les limites personnelles ne sont pas des barrières, mais des repères relationnels.


Se choisir pour mieux être en relation


Apprendre à mettre ses limites, c’est apprendre à se connaître, à s’écouter et à se respecter.

En thérapie de relation d’aide, ce chemin se fait dans un espace sécurisant, où chaque expérience est accueillie avec bienveillance. Et si, finalement, poser ses limites n’était pas s’éloigner des autres, mais se rapprocher de soi pour mieux entrer en relation?

Si vous vous reconnaissez dans cet article et souhaitez être accompagné.e dans ce processus, notre équipe de thérapeutes en relation d’aide est là pour vous soutenir, à votre rythme, que se soit en ligne ou en présentiel à Montréal ou à Boucherville.





Par Amélie Durand-Labelle, Thérapeute en relation d'aide à la clinique du Plateau-Mont-Royal à Montréal, près de Rosemont, ainsi qu'en thérapie en ligne.

Avec la participation de Brigitte Dubuc, Ostéopathe D.O. propriétaire et Thérapeute en relation d'aide.


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